Les Activites De Recherche Sur Les Tsunamis

  Avec le grand déploiement d'ordinateurs bon marché mais néanmoins puissants ainsi que des stations de travail, il existe un regain d'activité et un intérêt croissant pour la recherche sur les tsunamis.
   Par l'utilisation des technologies informatiques les plus récentes, les scientifiques sont capables d'effectuer des simulations numériques de la génération d'un tsunami, de sa propagation dans l'océan et de son arrivée sur les côtes. Des découvertes technologiques récentes ont permis d'améliorer les modèles de progagation et de vitesse de déplacement.
   La génération des tsunamis est initialisée par une déformation tridimensionnelle du fond de l'océan due au mouvement de la faille. Les modèles numériques de propgation utilisent généralement la méthode des différences finies temporelles.
   Les modèles d'inondation, représentant l'étendue du raz-de-marée côtier, font partie intégrante du risque tsunami et du programme de prévention. Dans le cas des inondations les plus critiques, ces modèles sont primordiaux pour définir les itinéraires et les zones d'évacuation afin d'évacuer les populations dans les plus brefs délais lorsqu'une alerte tsunami a été annoncée.

   Les capteurs de pression sous-marins, capables de mesurer le passage des tsunamis de quelques centimètres d'amplitude, fournissent des données importantes sur la propagation des tsunamis en eaux profondes.
   Les sismologues, en étudiant la source sismique, grâce aux sismographes très large bande (de 20 à 0,003 Hz), sont en train d'elaborer de nouvelles méthodes d'analyse de la rupture lors des séismes et de la quantité d'énergie dégagée. Alors que la magnitude de Richter (ondes de surface) des séismes n'est pas valable pour les valeurs supérieures à 7.5, le moment sismique et la durée à la source sont utilisés pour mieux définir la quantité d'énergie dégagée et le potentiel de génération d'un tsunami. On espère que cette relation entre le moment sismique, la durée à la source et le potentiel de génération d'un tsunami pourra être affinée de telle sorte que l'analyse en temps quasi-réel des séismes puisse être améliorée dans l'optique de l'alerte au tsunami. Ces récents développements d'équipements plus sophistiqués et de méthodes de modélisation numérique ont fait progresser les scientifiques dans la compréhension du mécanisme de génération des tsunamis.

Le moment sismique Mo est défini par Mo=µ S D où µ est la rigidité, S la surface de la faille, D le rejeu moyen le long de la faille.
30 juillet 1995: Tsunami du Chili. Modèle représentant la montée et l'inondation maxima par rapport au niveau de la mer et au bord de côte (ligne jaune) dans la baie de Tahauku, Hiva Hoa, dans les lles Marquises, da la Polynésie Française. Deux petits bateaux ont coulé dans la baie de Tahauku lors de cet événement.

30 juillet 1995: Tsunami du Chili. Modèle représentant la montée et l'inondation maxima par rapport au niveau de la mer et au bord de côte (ligne jaune) dans la baie de Tahauku, Hiva Hoa, dans les lles Marquises, da la Polynésie Française. Deux petits bateaux ont coulé dans la baie de Tahauku lors de cet événement.

Modélisation du tsunami dans le Pacifique, 9 heures après sa génération.

Modélisation du tsunami dans le Pacifique, 9 heures après sa génération.
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